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Lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent : l’ONG AFAD outille 35 journalistes

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Une vue des participants

Lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent : l’ONG AFAD outille 35 journalistes

Dans le cadre de la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, l’ONG AFAD a organisé un atelier de formation à l’endroit des journalistes. Il avait pour objectif de renforcer les capacités des hommes de média afin qu’ils puissent mieux contribuer à la prévention et à la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent. C’était le lundi 18 novembre 2019 à la maison de partenariat Bamako-Angers.

Après les évènements de 2012, le phénomène de radicalisme et de l’extrémisme violent a émergé dans notre pays. D’abord au nord, le phénomène s’est aujourd’hui rependu dans plusieurs zones notamment le centre et le sud-est. Les terroristes et les soi-disant djihadistes profitent de l’absence de l’Etat pour endoctriner et enrôler la population civile. Aussi, ils se cachent derrière l’islam pour enrôler les élèves ou les maîtres coraniques.

Alors, pour éradiquer ce phénomène dans les zones affectées et le prévenir dans les zones non affectées, l’Association de Formation d’Appui au Développement (AFAD) a choisi d’outiller une trentaine de journalistes.

Après avoir défini les concepts, le formateur qui est le Directeur Exécutif de l’Association de l’ONG (AFAD), Ahmed  Sékou Diallo, a expliqué les causes et les moyens de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Selon le formateur, la radicalisation et l’extrémisme violent ont pour causes d’ordres social, économique et politique. Au niveau social, précise M. Diallo, la radicalisation est présentée comme le résultat d’une accumulation de frustration, de mauvais traitements, de sévices qui développent chez l’individu, un sentiment ancré de discrimination et d’exclusion. La radicalisation se manifeste en ce moment au niveau de la famille, des lieux d’apprentissage et de travail.

Pour prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent, souligne le formateur, Ahmed Sékou Diallo, la première chose à faire c’est d’amener les populations à comprendre les causes ainsi que les conséquences de la radicalisation, amener les populations à s’engager dans la réalisation d’actions pour un changement de comportement, intégrer les médias (radio de proximité) pour diffuser des messages allant dans le sens de la non-violence et la conscientisation des populations. Il ajoute en plus qu’il faut améliorer le cadre juridique et réglementaire, le développement des politiques et supports de communication pour véhiculer les messages de paix, de pardon et de réconciliation etc.

Leveilinfo.net

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