CAP de Lafiabougou : Le directeur réunit les acteurs de l’éducation pour mieux préparer le DEF 2026
Après l’organisation et la proclamation des résultats du DEF (diplôme d’étude fondamentale), l’académie d’enseignement de la rive gauche du district de Bamako a procédé à l’analyse des résultats du DEF dans toutes les disciplines. La restitution a été faite aux différents DCAP. A travers un cadre de concertation tenu ce mercredi 21 janvier 2026, le DCAP de Lafiabougou Mountaka Sacko a, à son tour, restitué ces analyses à tous les directeurs des seconds cycles, à tous les enseignants spécialistes au niveau des seconds cycles et à tous les directeurs du premier cycle pour que, selon ses dires, l’ensemble des acteurs sachent quels sont les maux qui minent aujourd’hui le système éducatif du CAP et quelles sont les perspectives à dégager pour mieux attaquer le DEF 2026.
La rencontre a regroupé tous les comités de gestion scolaire (CGS) de Lafiabougou, tous les directeurs d’école du second cycle, tous les directeurs d’école du premier cycle et tous les enseignants spécialistes dans les différents domaines.
Pour rappel, le Cap de Lafiabougou était 1er sur les 8 CAP de la rive gauche aux DEF 2023 et 2024. En 2025, le CAP de Lafiabougou est relégué à la 6è place. Les résultats de l’analyse montrent que la majorité des élèves ont des problèmes dans les matières de français, histoire et géographie ainsi que dans les matières scientifiques. Et cela s’explique par plusieurs raisons.
« La baisse du niveau est dû au curricula. La plupart des élèves qui nous parviennent au second cycle ne savent pas lire. Nous leur apprenons d’abord à lire. Parfois les examens sont plus surveillés que le DEF. Les jeunes enseignants sont promus directeur et les plus âgés sont maintenus en classe », déclare M. Camara enseignant spécialiste de langue, histoire et géographie.
Pour Babacar Barry, lui aussi spécialiste en LHG, se sont les parents qui ne jouent pas leur rôles. Les enfants ne sont plus suivis à la maison, pointe-t-il du doigt.
Les échanges étaient houleux et francs. A la fin, le DCAP Sacko a exprimé sa satisfaction totale. Le même ressentiment a été exprimé par Sibiry Kanté, coordinateur de la synergie des syndicats de l’éducation au CAP de Lafiabougou. « C’est une première. C’est une innovation que la synergie des syndicats du CAP de Lafiabougou soutient », dit-il.
Yacouba Traoré






