GROUPE SCOLAIRE SÉNOU BASE : Une centaine d’enseignants formés en santé mentale...

GROUPE SCOLAIRE SÉNOU BASE : Une centaine d’enseignants formés en santé mentale et soutien psychosocial 

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GROUPE SCOLAIRE SÉNOU BASE : Une centaine d’enseignants formés en santé mentale et soutien psychosocial 

En partenariat avec l’Unesco, le Ministère de l’Education nationale a tenu un dialogue communautaire ce dimanche 28 septembre à Sénou. Cet événement qui a réuni l’ensemble des acteurs du groupe scolaire Sénou Base marque la clôture d’une formation de 5 jours au bénéfice d’une centaine d’enseignants dont ceux dudit groupe scolaire.

« Pendant 5 jours, les enseignants du groupe scolaire Sénou Base ont été renforcés sur la création d’environnements d’apprentissages sûrs, propices, favorables, resilients, mais aussi en santé mentale et soutien psychosocial. Cette formation visait à capaciter les enseignants pour que dans leur pratique de classe, ils intègrent la prise en charge du soutien psychosocial et qu’ils contribuent à mettre en place un environnement d’apprentissage sûr, propice, favorable et résilient pour les élèves », a introduit Augustin Poudiougou, conseiller technique au ministère de l’Education nationale, représentant son ministre.

Précisément, nous avons suivi des modules sur la santé mentale, le soutien psychosocial, un module sur comment avoir un environnement sain dans le milieu scolaire, un endroit sûr pour le bon encadrement de l’élève, soutient Dramane Kanté, professeur d’anglais à la Base. Avant d’expliquer la plus value de cette formation : « Dans le milieu scolaire, que cela soit l’élève ou l’enseignant, chacun peut avoir des problèmes. Cette formation nous a montré comment résoudre les problèmes de ce genre. Par exemple, quand un élève a un problème et qu’il ne suit pas correctement les cours, l’enseignant doit venir vers l’élève et lui demander ce qui ne va pas et trouver une solution au problème de l’enfant ».

Cette formation a été bouclée par un dialogue communautaire dans le but d’obtenir l’adhésion de la communauté à l’initiative. Quand il s’agit de prendre en compte la création d’environnement d’apprentissage sûr, favorable, propice et résilient, la santé mentale et le soutien psychosocial, ce ne sont pas que le travail de l’enseignant ou du directeur d’école explique le conseiller technique. C’est toute la communauté éducative qui doit contribuer à la création d’environnement d’apprentissage, sûr, propice, favorable et résilient, déclare-t-il. C’est pour cela, enchaîne M. Poudiougou, nous avons invité l’ensemble du segment de la société au niveau de Sénou Base à ce dialogue communautaire pour que chacun joue désormais son rôle.

Le ministère de l’Education nationale et ses partenaires ne se sont pas limités à la formation. Ils ont aussi équipé le groupe scolaire Sénou Base.

« Qui dit environnement d’apprentissage sûr, dit environnement propre. Au cours de la formation national, chaque école a fait un plan d’action. Cela visait à équiper les écoles afin de lier la théorie à la pratique. Les équipements remis à l’école sont constitués de râteaux, des brouettes, des poubelles, des kits de lavage des mains, du savon, du grésil, d’eau de javel, du ciment, graviers et sables pour la réparation des latrines. Il y a aussi des fleurs, des arbres et des équipements pour entretenir et protéger ces arbres », souligne Augustin Poudiougou.

Le directeur coordinateur du groupe scolaire Sénou Base, Founèkè Dembélé, n’a pas tari de commentaire après avoir reçu les équipements. « Ces équipements représentent pour nous un grand moyen d’entretien de l’école, des latrines. Qui parle d’école, parle d’environnement sûr, propice et résilient. Ces équipements vont nous apporter un grand soulagement dans le cadre de la création d’un environnement sûr, propice et résilient. Nous allons les utiliser à bon escient », commente-t-il avec joie.

Cette formation a été possible grâce à l’appui de l’Unesco avec le financement du gouvernement japonais et la mise en œuvre de ICBA (Institut de renforcement des capacités de l’Unesco pour l’Afrique).

Selon Ibrahima Cissé, représentant du chef du bureau de l’Unesco au Mali, cet appui de sa structure vise à aider le ministère de l’Education nationale pour apporter ces renforcements de capacités qui va permettre au système éducatif d’être résilient face aux défis psychosocial, santé mentale.

« Avec les orientations du ministère de l’Education nationale, nous avons décidé de former les enseignants du Mali afin qu’ils soient en mesure de comprendre d’abord de quoi il s’agit quand un élève a des difficultés en lien avec la santé mentale et il nécessite un appui psychosocial dans ce domaine. Ensuite, faire en sorte que les environnements dans lesquels les enfants apprennent, les enseignants enseignent, soient des environnements propices pour l’apprentissage et la réussite éducatif pour tous les enfants », rapporte Ibrahima Cissé.

Dans certaines parties du pays, poursuit-il, des enfants ont été témoin des violences qui ont traumatisé tout le monde, y compris les enseignants et les élèves. Si l’enseignant n’est pas formé à traiter ces particularités, ajoute M. Cissé, il ne peut rien faire parce que lui-même enseignant est victime. Donc, précise le représentant de l’Unesco, il faudra qu’il soit outillé à faire face à cette situation et qu’il soit outillé à faire face aux difficultés auxquelles ses élèves sont confrontées au quotidien.

Yacouba Traoré 

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