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ARP : « Au-delà du 27 février, il faut confier la gestion du pays à une autorité civile et consensuelle », dixit Dr Modibo Soumaré

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ARP : « Au-delà du 27 février, il faut confier la gestion du pays à une autorité civile et consensuelle », dixit Dr Modibo Soumaré

L’Alliance républicaine pour le progrès (ARP), regroupement d’associations, de mouvements et de partis politiques, a animé une conférence de presse sur la situation actuelle du pays le samedi 22 janvier 2022 à un hôtel de la place. Pour le vice-président de l’ARP, Dr Modibo Soumaré, la gestion du pays doit être confiée à une nouvelle autorité civile après le 27 février prochain, date de fin de la Transition selon la Charte.

Selon la Charte, la Transition dirigée par les militaires prend fin le 27 février 2022. Or à ce jour, la prolongation de la Transition est une évidence. Elle est inévitable. Face à cette situation, le regroupement politique ARP propose de confier la gestion du pays à une nouvelle autorité civile et consensuelle. Pour le 1er vice-président du regroupement politique, Dr Modibo Soumaré, il y aura une nouvelle donne à partir du 27 février prochain.

De plus, l’ARP a fait d’autres propositions face à la situation critique du pays sur plusieurs plans. En effet sur le plan national, l’ARP a proposé entre autres : un dialogue politique avec l’implication des leaders religieux et traditionnels comme facilitateur avec l’appui de la communauté sous-régionale et internationale pour l’installation d’un organe dirigeant inclusif. Mettre en place un accord politique de réconciliation et un chronogramme raisonnable de retour à l’ordre constitutionnel. Maintenir et renforcer la position du Mali dans le concert des nations à commencer par la CEDEAO et même en renforçant notre collaboration avec les pays membres de la CEDEAO et au-delà avec tous les partenaires internationaux. Proposer un chronogramme réaliste à la CEDEAO pour faire lever les sanctions qui frappent notre pays et mettre fin à l’isolement diplomatique de notre pays.

Aux dires de Dr Soumaré, la CEDEAO n’est pas l’adversaire du Mali encore son ennemi. Pour lui, le bras de fer engagé avec la CEDEAO et les lourdes sanctions qui frappent le pays sont regrettables. Aussi, le 1er vice-président de l’ARP a adressé un message clair aux autorités actuelles. « Il faut arrêter de penser qu’on peut acquérir le pouvoir dans la rue et le gérer dans la rue. Il faut arrêter d’aller au boulevard de l’indépendance, mais il faut plutôt travailler », a-t-il déclaré.

Yacouba Traoré

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