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Les médecins bientôt en grève : pour protester contre une convention hospitalo-universitaire

L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako ( USTTB) a signé une convention avec les Hôpitaux de Bamako et de Kati. Cette convention a suscité la colère des médecins qui menacent d’entamer une grève si elle n’est pas retirée ou réajustée.

Les article 22 et 23 de l’ordonnance 036 du 27 septembre 2017 montrent la bi-appartenance entre l’hôpital et les enseignants chercheurs. Autrement dit, les médecins enseignants ou enseignants chercheurs sont sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur mais travaillent en détachement au compte du ministère de la santé. En termes clairs, le médecin enseignant donne des cours magistraux à la faculté de la médecine mais, les cours pratiques et les recherches dans le cadre des mémoires, des thèses sont effectués dans les Hôpitaux.

Toutefois, cet ordre est en voie de bouleversement. Et pas par une loi mais par une convention. En effet, le Rectorat de l’USTTB et les Hôpitaux de Bamako et de Kati ont récemment signé une convention qui serait en encontre de l’ordonnance sus citée.

A écouter Dr Maïga, enseignants, cette convention ne reconnaît pas les enseignants chercheurs comme personnel des Hôpitaux. De ce fait, d’après Dr Maïga, environ 200 enseignants chercheurs, exclus des Hôpitaux se retrouveront en chômage. En plus, ajoute Dr Maïga, les enseignants qui donne des cours devraient signer des contrats avec les Hôpitaux pour pouvoir faire leurs cours pratiques.

Face à cette situation, les enseignants tapent le poing sur la table. Ils exigent aux autorités de revenir sur cette convention d’ici le 30 décembre 2019. Sinon, les médecins enseignants menacent d’entamer une grève à partir de cette date. Ce qui n’est pas sans conséquence pour la population. D’ailleurs, l’on se rappelle toujours des conséquences négatives de la grève des médecins en 2017 qui avait duré plus d’un mois.

Assétou Coulibaly

Stagiaire

 

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