CIJR : Un projet pour créer 300 et renforcer 600 emplois ruraux à Sikasso, Koutiala et Bougouni
Mme le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a lancé officiellement les travaux du projet Contribution à l’Insertion professionnelle et au renforcement de la Résilience des Jeunes en milieu Rural au Mali (CIJR), le mercredi 24 décembre 2025 dans les locaux de son département. En filigrane, le CIJR va créer 300 emplois et renforcer 600 autres dans les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni.
Les mutations socio-économiques que connaît notre pays ont mis en évidence le rôle central des jeunes de 15 à 40 ans comme une véritable ressource pour l’avenir. Leur aspiration légitime à un mieux-être, leur mobilité et leur volonté d’entreprendre traduisent une énergie considérable que les pouvoirs publics doivent accompagner, structurer et encadrer.
Le devenir des espaces ruraux est intimement lié à celui des jeunes qui y vivent. Lorsqu’ils disposent de formation, d’encadrement et d’opportunités économiques, ils deviennent des acteurs majeurs du développement local, de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale.
C’est dans cette perspective que le Gouvernement de la République du Mali, à travers le Budget Spécial d’Investissement, a initié le Projet Contribution à l’Insertion professionnelle et au renforcement de la Résilience des Jeunes en milieu Rural au Mali (CIJR). Ce projet porté par le ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, appuie sans nul doute, les efforts des plus Hautes Autorités de la République en faveur de la réduction de la pauvreté, de la croissance inclusive, du renforcement de la résilience des jeunes et du retour durable de la paix.
dans son discours de lancement, Mme le ministre Oumou Sall Seck a rappelé que ce programme, conçu dès 2021, a nécessité un important travail de maturation institutionnelle, de consolidation technique et d’alignement stratégique afin de garantir sa pleine efficacité et sa durabilité. Grâce à la volonté politique affirmée de Son Excellence, Le général d’Armée, Assimimi GOÏTA, President de la Transition, Chef de l’Etat, à l’engagement constant du Premier ministre, Chef du Gouvernement et à la persévérance des équipes techniques, a ajouté Mme le ministre, les conditions sont aujourd’hui réunies pour son démarrage effectif.
Du coup, le lancement de ce projet marque l’aboutissement d’un processus exigeant et mûrement réfléchi, au service d’un objectif majeur : offrir aux jeunes ruraux des opportunités réelles d’insertion professionnelle, de résilience économique et de dignité. Mis en œuvre par le Département en charge de l’emploi, à travers l’unité de gestion du projet, dirigé par un Coordinateur, en collaboration avec les ministères sectoriels concernés, le projet repose sur une approche innovante combinant la formation pratique à travers les Junior Farmer Field and Life Schools, (Ecole de terrain et de vie pour les jeunes agriculteurs) (JFFLS) et le Partenariat Public-Privé, capitalisant sur des expériences réussies déjà conduites dans notre pays.
D’après les explications de Mme le ministre, ce projet structurant permettra la création d’au moins 300 nouveaux emplois et l’amélioration de la qualité de 600 emplois existants au bénéfice des jeunes femmes et hommes des régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni. Le projet est doté d’un budget national de 2,5 milliards de FCFA pour une durée de cinq (5) ans.
A noter que le président du conseil régional de Sikasso, les gouverneurs des régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni étaient tous représentés au lancement de ce projet. Ce qui dénote l’importance de ce projet. D’ailleurs, chacun des représentants de ces autorités a souligné l’importance du CIJR dans leur localité administrative.
Yacouba Traoré






