Incarcération de l’artiste Rokia Traoré : le collectif Free Rokia demande sa libération

Incarcération de l’artiste Rokia Traoré : le collectif Free Rokia demande sa libération

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Une vue du présidium lors de la conférence de presse

Incarcération de l’artiste Rokia Traoré : le collectif Free Rokia demande sa libération

Le Collectif Free Rokia a animé une conférence de presse le samedi 14 mars à la Maison de presse suite à l’incarcération en France de l’artiste Rokia Traoré le mardi 10 mars dernier. Pour décrier la justice belge qui a accordé la garde de l’enfant de la chanteuse à son ex compagnon dans des « conditions non idoines » et émis un mandat d’arrêt international contre elle.

« Rokia n’est pas citée dans des conditions idoines. Elle a été citée par mail au domicile de son ex compagnon et elle n’avait que 4 jours pour préparer sa défense », a déploré l’avocat de Rokia Traoré, Yeya Touré. Elle était citée à comparaître dans une affaire autour de la garde de son enfant. Suite à cette citation, la justice belge a statué sur l’affaire et a accordé la garde exclusive de l’enfant à son père, Jans Goosens. Mais, cette même justice met les dépenses de l’enfant à la charge de sa mère, Rokia. Pendant ce temps, Rokia Traoré a également cherché et obtenu la garde exclusive de ce même enfant au Tribunal de Grande Instance de la Commune 6 du district de Bamako, au Mali.

Par ailleurs, elle a porté plainte contre son ex compagnon pour attouchement à l’enfant. Du coup, la justice belge a émis un mandat international contre l’artiste malienne pour« enlèvement, séquestration et prise d’otage ». C’est ainsi qu’elle a été arrêtée le mardi 10 mars en France alors qu’elle descendait de l’avion à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, près de Paris alors qu’elle partait assister à son audience à la cour d’appel de Bruxelles.

Actuellement Rokia Traoré est placée sous écrou à la prison de Fleury-Mérogis en entendant que la juge d’instruction du tribunal de Paris décide de son extradition vers la Belgique le 18 mars prochain.

Cependant, le collectif Free Rokia se dit déterminé à user de tous les moyens légaux pour que la chanteuse soit mise dans ses droits. « S’il faut marcher sur l’Ambassade de France, nous allons le faire. S’il faut marcher sur l’ambassade de la Belgique, nous allons le faire » annonce le président du collectif, Boubacar Bocoum. En plus, la chanteuse a débuté une grève de la fin en protestation à cette arrestation qui dépasse les entendements surtout d’un des pays qui se croit gendarme du monde.

Leveilinfo.net

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