JME : WaterAid communique

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JME : WaterAid communique

Le manque chronique d’eau potable et de services d’hygiène dans les salles d’accouchement contribue au fait qu’une mère sur neuf en Afrique développe une septicémie (infection), et qu’environ 13 000 d’entre elles en meurent chaque année, selon une nouvelle étude de WaterAid.

Ce chiffre représente 36 décès maternels par jour, plaçant les femmes d’Afrique subsaharienne dans une situation où elles ont 144 fois plus de risques de mourir d’une septicémie que celles d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, comme le révèle le nouveau rapport de WaterAid intitulé « Naître sans eau ».

Ces nouvelles recherches exposent la réalité choquante de certaines des maternités les plus démunies du monde et mettent en lumière des inégalités flagrantes à l’échelle mondiale en ce qui concerne la septicémie maternelle, une infection potentiellement mortelle favorisée par des conditions d’accouchement peu hygiéniques, qui représente la troisième cause de mortalité maternelle dans le monde.

Au Mali, le rapport de l’état des lieux des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les établissements de santé, réalisé en 2024, met en évidence des insuffisances, y compris dans les structures assurant les accouchements.

De manière globale, les résultats montrent que :

83% des établissements de santé ne disposent pas de l’eau de qualité selon les normes OMS pour les soins ;

57% des établissement de santé (CSCom, CSRéf, Hôpitaux) ne disposent pas de douches destinées aux femmes accouchées. Ceci est encore plus critique dans les zones rurales ;

31% des établissements de santé ne disposent pas de toilettes séparées Homme/Femme.

Ces insuffisances ont pour conséquences directes sur la santé maternelle et néonatale :

Une augmentation des infections associées aux soins, notamment les infections du post-partum (après l’accouchement);

Des conditions de travail difficile et à risque pour les sage-femmes ;

Une perte de confiance des femmes envers les structures de santé ;

Un frein à l’atteinte des objectifs nationaux et internationaux de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Selon le nouveau rapport de WaterAid, les investissements dans l’approvisionnement des établissements de santé en eau, hygiène et assainissement permettraient d’éviter 10 millions de cas de septicémie maternelle et 8 580 décès par an dans le monde, pour moins d’un dollar par personne* — un coût bien inférieur à celui du traitement de la septicémie. Au-delà de la santé, ces services essentiels de base génèrent des bénéfices qui se répercutent sur les familles, les communautés et la société dans son ensemble, notamment en matière de réduction de la pauvreté, d’éducation et d’égalité des genres.

 

Cette nouvelle étude marque le lancement de la campagne mondiale « Time to Deliver » de WaterAid, qui mobilise 12 pays, y compris le Mali, dans un appel collectif à une action urgente pour la santé maternelle. En plaçant les voix et les revendications des femmes au cœur de la démarche, cette campagne exhorte les gouvernements et les institutions internationales à respecter leurs engagements et à investir dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

 

Le Directeur Pays de WaterAid Mali déclare :

« Aucune femme ne devrait perdre la vie en accouchant parce qu’elle n’a pas accès à de l’eau propre. Aucune sage-femme ne devrait voir un moment de joie se transformer en tragédie par une infection qu’auraient pu prévenir des mains propres. Les femmes du monde entier appellent au changement. Il est plus que temps de garantir de l’eau propre à chaque femme, à chaque naissance. Le changement commence par l’eau. »

FIN

Pour plus d’informations, contactez :

Le charge de communication et des campagnes de WaterAid :

Issakasangare@wateraid;org

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